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Philosophies modernes

Les courants de pensée modernes et contemporains — nihilisme, matérialisme, naturalisme, athéisme, existentialisme, sécularisme — exposés dans leurs thèses puis situés face à la théologie ashʿarite.

18 articles.

Qu’est-ce qu’une philosophie « moderne » ?

Le mot « moderne » désigne à la fois une période et un ensemble de présupposés : primauté du sujet, immanence, désenchantement, autonomie de la raison. Distinguer les deux évite de caricaturer, et permet de situer précisément le débat avec le kalām.

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Le cadre immanent, ou le refus du transcendant

Beaucoup de courants modernes ne nient pas Dieu par argument, mais travaillent dans un cadre où l’explication doit rester « dans le monde ». Analyser ce présupposé, et montrer qu’il n’est pas neutre.

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Le nihilisme et la question du sens

Le nihilisme ne se réduit pas au « rien n’a de sens ». Il a des formes et des arguments. Exposé de ses variantes — théorique, moral, existentiel — puis analyse à partir de la finalité et de la contingence.

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Nietzsche et la mort de Dieu

La « mort de Dieu » n’est pas chez Nietzsche un triomphe de l’athéisme, mais un diagnostic et une crise : les valeurs chrétiennes survivent sans leur fondement. Étude de ce diagnostic et de la question qu’il laisse ouverte.

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Le matérialisme et sa métaphysique

Le matérialisme n’est pas seulement une attitude : c’est une thèse ontologique sur ce qui existe. Exposition de ses formes et de ses arguments, puis analyse par la substance, l’accident et la causalité.

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Le naturalisme et la fermeture causale

Distinguer le naturalisme méthodologique du naturalisme métaphysique. Le premier est une règle de travail ; le second affirme que la nature est tout. Analyse de la « fermeture causale » à partir de la causalité et de l’acte divin.

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La vision matérialiste de l’être humain

L’homme serait un ensemble de processus physiques, sans âme ni soi substantiel. Exposé de cette anthropologie, de ses variantes fortes et prudentes, puis analyse par l’âme, l’unité du sujet et la responsabilité.

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Le réductionnisme et les niveaux du réel

Tout se réduirait à un niveau fondamental. Distinguer réduction explicative, ontologique et épistémique, puis montrer que l’irréductibilité d’un sens n’est pas une superstition, avec les notions d’essence et d’accident.

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L’athéisme philosophique contemporain

L’athéisme universitaire n’est pas le « refus de Dieu » populaire : il avance des arguments et travaille dans un cadre. Examen de ses principales familles d’arguments et des réponses ashʿarites, sans caricature.

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Le nouvel athéisme et ses limites

Le « nouvel athéisme » des années 2000 a popularisé une critique militante. Il faut le distinguer de l’athéisme académique et examiner ses arguments, souvent plus rhétoriques que techniques.

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L’agnosticisme : douter ou suspendre ?

L’agnosticisme n’est pas un athéisme timide : il suspend le jugement sur Dieu. Examen de ses formes, de sa maxime et de son présupposé, et distinction entre le doute légitime et le refus de conclure.

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L’existentialisme : l’existence avant l’essence

De Kierkegaard à Sartre, l’existentialisme place le sujet, la liberté et l’angoisse au centre. Exposé de ses variantes — chrétienne et athée — puis analyse par la contingence, la finalité et la responsabilité.

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L’individualisme moderne et le soi

L’individu devient la source de ses propres fins. Distinguer l’individualisme politique, éthique et « expressif », puis examiner la conception de la personne et de la communauté dans le kalām.

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L’humanisme séculier et le fondement de la dignité

L’humanisme séculier veut fonder la dignité et la morale sur l’humain seul. Exposé de son programme et de ses variantes, puis analyse de la notion de dignité (karāma) et de son fondement.

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L’idéologie du progrès

L’histoire serait orientée vers un avenir meilleur, et la science en serait le moteur. Distinguer l’idée légitime de progrès de son idéologie, puis analyser à partir de la temporalité, de la finitude et de la sagesse.

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Le sécularisme et la sortie du religieux

Le sécularisme désigne à la fois un processus historique, une organisation de la société et une philosophie du domaine public. Distinguer ses trois sens et analyser la place du religieux à partir de la notion d’ordre et d’obligation.

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Le problème du mal : de la forme logique à la forme évidentielle

Le mal contredit-il logiquement l’existence de Dieu, ou la rend-il seulement improbable ? Examen des deux formulations modernes (Mackie, Rowe), de leurs critiques et de la réponse en termes de sagesse et de fin.

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L’argument de la dissimulation divine

Si Dieu est parfaitement aimant, pourquoi tant de gens sincères ne parviennent-ils pas à croire ? Examen de l’argument de Schellenberg, de ses présupposés sur l’amour divin et de ses réponses.

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